La tragédie
du pouvoir
De l’avis des spécialistes, Valérie
TC connaît la chanson. Elle est l’un
des membres de Quark, groupe de musique électronique.
Mais elle écrit aussi des livres. C’est
musique ET paroles.
Ses livres chantent la révolte de ceux
de sa génération, avec des mots
qui électrisent, dans une langue soigneusement
rythmée. «Ferdinand et les Iconoclastes»
est le quatrième roman de Valérie
Tong Cuong. Son héros est un homme de
pouvoir. Le roman raconte son irrésistible
ascension dans une multinationale et son insatiable
ambition.
Est-ce parce que l’auteur a travaillé
dans la pub ? On songe au «99 francs»,
de Beigbeder, le sarcasme en moins, le romantisme
désespéré de Tong Cuong
en plus.
Au final, le livre sonne juste. Cette fable
violente résonne comme une révolte,
à mi-chemin entre la critique de la société
consumériste de Naomi Klein et le cri
poussé par les aînés musicaux
de Tong Cuong : «IcoNoclaste» entre
no logo et no future.
L’auteur-interprète a écrit
une petite musique bien dans l’air du
temps.
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