
«Entre
parfaite et étrangère,
difficile d’ailleurs de dire quel qualificatif
lui sied le mieux.»
...
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- Ça
semble génial, quoique je ne voie pas bien
ce qu’on peut en tirer, reprend JJ en sortant
des documents de son sac. Mais s’il te plaît,
appelle-moi Joséphine et mettons nous au
travail. J’ai apporté les dossiers
que tu attendais...
- Le
même jour, JJ se glissa dans le lit armée
d’un pot de confiture de fraise et apprit
à Ferdinand qu’il existait différentes
méthodes de tartinage, dont certaines dépassaient
l’entendement. Alors qu’il se trouvait
encore sous le choc de ses découvertes,
elle lui annonça qu’elle avait reçu
une réponse positive pour un poste à
occuper le mois suivant. Sur le moment, il se
sentit un peu égaré. Son esprit
se réjouissait de la nouvelle –il
n’y aurait plus de culpabilité à
se séparer de JJ-, mais son sexe, si l’on
peut dire, en était consterné. Il
se prit à considérer d’un
œil triste le contenu des placards, miel,
sucre, poudre de cacao...
- Lorsqu’il
faisait l’amour à Joséphine,
il pensait aux fusions, aux acquisitions, aux
distributeurs qui le rendaient fou à force
de tirer sur les marges, aux projets de modernisation
des chaînes de production, aux coûts
salariaux. Son corps combinait orgasme et chiffre
d’affaires, comme s’il était
divisé en deux dimensions autonomes.
- Puisque
sa vie de couple était inexistante, elle
brodait des anecdotes, piochant dans des comédies
romantiques ou les liaisons de ses amies des détails
ou des scènes gratifiantes. Joséphine
était vraiment douée pour le mensonge
: si perfectionniste qu’elle finissait par
croire à ses propres histoires... |
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"Mondo Ferdinand"
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